Charlotte Pons 

12 septembre 2017, 11 h 05 : Nous rencontrons Charlotte, une amoureuse des mots et de musiques, au Pigalle, Paris 18ème. Anciennement chef d’édition et journaliste culture au magazine Le Point, elle a récemment publié « Parmi les miens », son premier roman aux éditions Flammarion. De son lien à l'écriture aux prémices de son roman en passant par ses ateliers d'écriture « Engrenages et Fictions », elle a accepté de se livrer autour d'un café.

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« J'ai toujours su que je voulais être romancière, depuis que je suis gamine. J’avais essayé d’être éditée au début des années 2000, j'ai essuyé quelques refus, et puis il y a eu le début de la vie professionnelle, l'arrivée des enfants… Les artistes que j’ai côtoyés par le biais de mon métier de journaliste m'ont donné envie de me replonger dans mes écrits épars planqués dans de vieux tiroirs. Mes ateliers d’écriture (Engrenages & Fictions) et le fait de mettre des textes en ligne, de lâcher l’écriture m’ont également aidée à écrire « Parmi les miens » . 

Comme Manon, la narratrice de mon roman, j’ai travaillé en gériatrie à l’âge de 18 ans, et cette expérience a été très violente. Je savais que c’est en partant de ce vécu qu’il fallait écrire. J’ai repris ces textes en me posant la question suivante : « Comment réagit-on le jour où l’un de nos parents est entre la vie et la mort et que cette situation risque de se prolonger ? ». Et surtout, comment cela se passe pour ceux qui restent, particulièrement entre frère et sœur. J’ai des frère et sœur et je suis maman de deux garçons, je suis donc assez sensible au thème de la fratrie... J’ai mis deux ans et demi pour écrire. Une fois que j’avais défini tous les thèmes (euthanasie, fratrie, maternité, transmission et tabous familiaux) et les personnages incarnés, j’ai dû trouver l’enjeu, l’intrigue… J’ai tiré des fils dans ma chambre, j’ai accroché toutes mes feuilles avec des pinces à linge et j’ai travaillé un peu à la manière d’un chemin de fer d’un journal ou d’un scénario. J’avais besoin d’avoir toute la narration devant les yeux.

Je n’osais pas envoyer mon manuscrit à Flammarion. Motivée par tous ces artistes que je voyais, ces musiciens qui s’autoproduisaient, j’étais même prête à m’autoéditer ! Mais comme j'avais confiance en mon texte, j'ai décidé de me lancer. Mon éditrice, Alix Penent, l’a reçu et m’a appelé 2-3 semaines plus tard pour que l’on se rencontre. J’avais travaillé mon texte à l’os et elle m’a demandée de le développer, de rajouter des scènes, de la matière… Ce qui a été un vrai plaisir, puisque j’avais un espace créatif énorme avec la caution d’une éditrice. 

Aujourd’hui, mon premier roman est publié et je suis déjà sur un nouveau projet de livre que j'espère mener à terme. Mon éditrice est confiante donc c’est encourageant. En termes d'intrigue, ça n’a rien à voir avec « Parmi les miens », mais je remarque qu’il y a des thèmes qui reviennent. Est-ce un bien ou un mal, je ne sais pas… »

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« Parmi les miens » de Charlotte Pons, éditions Flammarion. Pour en savoir plus sur son roman, ses rencontres et ses ateliers d’écriture, rendez-vous sur Engrenagesfictions.com .

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