Nicolas Ouchenir

8 décembre 2015, 10 h 02 : Entrer dans le studio de Nicolas Ouchenir est une véritable invitation à l’écriture. Nos yeux se baladent dans un bazar ordonné où s'entassent des boîtes débordantes de stylos et de feutres, des encres multicolores, des piles de dessins protégés par du papier de soie et de nombreux brouillons pour des projets divers, encore tenus secrets… 

 

Calligraphe depuis une dizaine d'années, Nicolas a passé une grande partie de sa vie à noircir des carnets avant d'en faire petit à petit son métier. Il nous surprend et nous fait beaucoup sourire ; ses petites balles anti-stress en forme de mains aussi. Sa générosité, sa bienveillance et son franc-parler en font une figure à part du milieu. Son secret pour une nuit complète et tranquille : lire quelques pages d’un polar ou d’une biographie… Comme pour témoigner de sa bonne foi, il nous désigne un sac rempli de ces deux genres littéraires. L’histoire de Marilyn Monroe serait sa préférée. La dernière biographie lue, celle de l’acteur autrichien Helmut Berger... Volubile, il s'installe à son bureau pour nous faire une démonstration de ses différentes typographies, certaines d'entre elles étant réservées à ses clients les plus prestigieux. L'encre des planches sèche. Pendant ce temps, son amie Alexia Aubert, la créatrice de la marque de chaussures Soloviere, passe lui rendre visite et Nicolas évoque son prochain déménagement dans de nouveaux locaux, plus spacieux, qui lui permettront de mettre en place des ateliers d'initiation à l'écriture. Face à notre enthousiasme de futures stagiaires appliquées, il nous interrompt en riant : « N'en déplaise aux bien-pensants, la calligraphie est un art inné. Il est de ceux qui ne s'apprennent pas, même avec la meilleure volonté du monde » . 

Qu’à cela ne tienne. Nous, les dactylos, aimons les défis impossibles. Oscar Wilde disait « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec on atterrit dans les étoiles ». Nos deux plumes réunies ne seront certainement pas aussi belles que celle de Nicolas Ouchenir mais le chemin pour y accéder, lui, le sera. 11h15 : Nos planches  "les dactylos" sous le bras, nous quittons son studio des étoiles plein les yeux ; et un rendez-vous pris au Liza, son restaurant libanais favori, l’an prochain, histoire de fêter la nouvelle année et les débuts de notre petite entreprise, entre « machines à écrire » ...